Édito du 11 novembre 2018

L’Espace à Dieu…

Le péricope (1Rois 17, 10-16) qui met en scène la veuve de Sarepta et le prophète Elie s’inscrit dans le cycle d’Elie qui a exercé sa mission prophétique dans le royaume du Nord, ce Royaume totalement installé dans l’infidélité à l’Alliance du Dieu d’Israël à cause de l’impiété de ses rois.

Dans le premier livre des Rois, ce récit arrive justement à un moment sensible où le roi Akhab, ayant accédé au trône “fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur plus que tous ses prédécesseurs” (1Rois 16, 30). Il ne souffre alors d’aucun doute qu’avec lui Israël a touché les portes de l’abomination contre l’Alliance (avec Akhab, Israël n’a jamais été plus infidèle qu’avant). Alors les occasions sont favorables pour montrer à la face d’Israël errant à la suite des dieux étrangers la puissance de ce Dieu abandonné dont Elie est le prophète. Plusieurs points retiennent l’attention dans ce récit qui fait suite à ce que nous venons de décrire : la puissance inaltérable de Dieu dans sa Parole, Dieu Providence qui connaît le cœur de l’homme et pourvoit à ses besoins, la confiance inconditionnelle en lui et la charité qui porte toujours ses fruits.

La confiance en la Parole de Dieu surtout à notre époque où les exploits de l’homme moderne semblent rivaliser avec l’idée de la confiance en un Dieu Providence ; l’homme donne aujourd’hui l’impression de tout maîtriser autour de lui sans laisser nulle place à Dieu.

À heure où nous calculons tout, comme cette veuve de Sarepta qui a tout planifié pour elle et son fils, nous ne laissons plus de place à l’action de Dieu dans notre vie : c’est une forme d’égoïsme.

Faisons attention à ne pas vouloir occuper tout l’espace de notre vie et laissons Dieu agir en nous.

+ Père Amal Gonsalvez