Édito du 21 octobre 2018

La question

La fête de la Toussaint n’est pas seulement l’occasion de faire mémoire des saints inconnus du calendrier.C’est aussi un appel très fort que le Ciel nous lance. Mais peut-être nous sommes nous habitués à reléguer la sainteté à un mode de vie ennuyeux et sans attrait ? Peut-être n’entendons-nous plus cet appel ? Être des saints, qu’est-ce que cela veut dire pour nous ?

Il n’y a pas de réponse toute faite à cette question. Chacun de nous y répond avec le Seigneur à chaque instant, parce que la sainteté n’est pas une recette que l’on applique : elle est un chemin toujours nouveau. Parfois le chemin est simple et clair, parfois il faut le tracer, sortir notre hache et l’ouvrir au fur et à mesure.

Un outil est indispensable pour tous : la prière. Impossible d’être des saints si nous ne laissons pas à Dieu un temps dans la semaine, dans la journée, où nous nous mettons sous son regard. Parce que ce qui est sûr pour tous, c’est que la sainteté n’est pas une affaire personnelle, c’est un travail à deux : l’Esprit Saint et moi-même. Ce travail commence en reconnaissant dans la prière que j’appartiens à Dieu. Appartenir à quelqu’un ? Rien de plus ringard, dirions-nous. Pour ceux qui prient, rien de plus libérateur.

Comme nous l’enseigne le Pape François : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu. N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. Au fond, comme disait Léon Bloy, dans la vie « il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints » (Gaudete et Exultate, nº34).

Être ou ne pas être des saints, telle est la question.

 + Père Francisco Dolz