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Au sujet de la Messe en latin
Les médias, ces derniers jours, s'en donnent à coeur joie pour stigmatiser des positions extrêmes entre catholiques "conservateurs", ou "intégristes", et les catholiques "de progrès" ou "du Concile". Une fois de plus, certains veulent déchirer l'Eglise en mettant le doigt sur ce qui divise et non sur ce qui unit. Je me permets de vous adresser ces quelques réflexions personnelles lesquelles, sans préjuger des décisions du Saint Père ou de notre Archevêque, me paraissent utiles d'être rappelées. Tout d'abord la question n'est pas une question de langue, mais de rite. Il m'est arrivé de célébrer la Messe en latin, français, portugais, allemand et anglais. La question de la langue importe peu dans le rite liturgique de 1969, issu du Concile Vatican II. Nul ne désire revenir sur cette liturgie qui ne sera pas abrogée, et nous pouvons célébrer la messe en latin dès que nous le voulons, suivant le rite de Vatican II. En ce qui concerne le rite tridentin (plus exactement le rite du Concile de Trente réformé en 1962 par le Pape Jean XXIII et qui est utilisé par ceux que l'on appelle communément les traditionalistes) : si le Saint Père veut en autoriser largement la célébration, cela ne signifie pas que les prêtres seront obligés de le célébrer. Les prêtres de la paroisse n'ont pas l'intention de célébrer avec ce rite, ni à titre privé, ni à titre public. Notre église, construite suivant les directives liturgiques du concile Vatican II, ne se prête d'ailleurs pas à ce genre de célébration. Enfin, il faut noter que la question du rapprochement avec les catholiques traditionalistes ne relève pas seulement d'une question de rite mais d'ecclésiologie : il ne faut pas que l'arbre cache la forêt car le problème de fond est celui de la réception des textes du concile Vatican II et l'ouverture au monde qu'ils contiennent (le decret sur la liberté religieuse en particulier). Ces questions théologiques sont laissées aux personnes compétentes pour discerner la réalité de la pleine communion ecclésiale des catholiques issus du schisme de Mgr Lefevre en 1988. Notre devoir est donc de demeurer dans la Paix ainsi que de prier pour l'unité de l'Eglise et pour ceux qui en ont la charge. Je vous assure de ma fidèle prière et de mon amitié. Père Pierre Vivarès
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