La Foi en questions

LA VERTU DE CHARITÉ

1   Qu’est-ce que la vertu de charité?
    C'est le plus grand don que Dieu peut faire : c’est l’amour vrai, qui nous rend semblable à lui, car "Dieu est Amour".
haut de la page
2   Expliquez un peu.
    Voilà: Dieu, nous dit le premier livre de la Bible, "nous a créés à son image", c'est-à-dire doués d'intelligence pour comprendre et de volonté pour décider librement. A ces dons il a ajouté l'Amour qui nous aide à choisir ce qui est bon, non seulement pour nous, mais pour les autres.
Quand on choisit sans amour, on est égoïste. Quand on choisit avec amour, on ressemble à Dieu qui est "don parfait".
haut de la page
3   Alors, tout devrait aller "comme sur des roulettes"?
    Oui, c’était le plan de Dieu. Inspiré par l'amour, l'homme, à l'origine, devait vivre en amitié avec son Créateur et avec ses frères. Mais la liberté de l'homme a mal joué : ce fut le "péché originel".
haut de la page
4  Est-ce que cette vertu de charité est importante?
    Plus qu'importante : C’est le tout de la vie. Il n'y a qu'à regarder: une personne est heureuse dans la mesure où elle aime et se sent aimée; le monde va mal parce qu'i1 est rempli d'égoïsme, qui est le contraire de l'amour. On croit que le centre des activités humaines est l'argent: en réalité, c'est l'amour. Que chacun s'examine…
haut de la page
5  Mais alors, pourquoi tout le monde ne cherche-t-il pas à aimer?
    A cause de l'aveuglement et de la faiblesse que le "péché originel" a glissés dans l'homme. Aveuglement: on prend pour de l'amour ce qui n'est que passion déréglée. - Faiblesse: on sent ce qu'on devrait faire pour aimer vraiment, mais on n'en a pas le courage parce qu'on est égoïste.
haut de la page
6  Que vient faire là-dedans la vertu de charité?
    Elle vient précisément apporter aux hommes ce qui leur manque. "L'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné" (Rom., 5/5). Ce que nous ne pouvons pas faire tout seuls, c'est-à-dire aimer vraiment, Dieu vient le faire en nous. Il "nous prête son coeur" pour que nous aimions "comme il nous a aimés".
haut de la page
7  Est-il vrai qu'un chrétien ne doit pas s'aimer soi-même?
    C'est faux. Au contraire, la Bible dit: "Tu aimeras le prochain comme toi-même". Donc c'est l'amour de soi-même qui est la mesure de l'amour des autres. S'aimer soi-même est un devoir important, mais qu’il faut bien comprendre.
haut de la page
8  Comment cela?
    Voici: s'aimer soi-même, c'est aimer ce qui est notre vrai bien, non ce qui nous fait immédiatement plaisir. Par ex., celui qui se détruit par le tabac ou la boisson, même s'il se fait plaisir, ne s'aime pas vraiment. Deux jeunes qui couchent ensemble en croyant s'aimer se font plaisir, mais ne s'aiment pas nécessairement. La suite le montre souvent. Il faut choisir et aimer le vrai bien, pour nous et pour les autres.
haut de la page
9  Où est-il, ce vrai bien?
    C'est marqué dans l'Evangile. Le vrai bien, c’est la vie éternelle. "Que sert à l’homme de gagner le monde entier s' il vient à perdre son âme?" (Mat., 16/26). Et "La vie éternelle c'est de connaître le Père et celui qu'il a envoyé" (Jean, 17/3). Celui donc qui passe sur la terre sans songer à rechercher la vie éternelle ne s'aime pas vraiment, puisqu'il se perd pour toujours.
haut de la page
10  Qu'est-ce que Jésus a dit de la charité?
    Il en a fait le premier et l'unique commandement, celui qui contient tous les autres.
Il a placé l'amour de Dieu et du prochain au-dessus de toutes les obligations. Et il s'est donné en exemple : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." Or il nous a aimés jusqu'à donner sa vie pour nous. Tout l'Evangile n'est qu'un message d'amour.
haut de la page
11  Y a-t-il d'autres écrits importants dans la Bible sur la charité?
    La Bible est remplie de préceptes ou d'exemples, qu'il s'agisse de l' amour envers Dieu ou envers le prochain. L’Ancien Testament est un cri d"amour de Dieu et nous présente des personnages comme Joseph, David, pardonnant à leurs persécuteurs.
Saint Jean assure que "celui qui n'aime pas reste dans la mort". Ses deux épîtres ne sont qu'une exhortation à aimer."
Enfin, toute la vie de saint Paul clame son amour du Christ et de ses frères, et le célèbre chapitre 13 de 1'Épitre aux Corinthiens est la plus belle "hymne jamais écrite sur la charité.
Chaque chrétien devrait avoir dans le coeur au moins quelques textes bibliques qui lui serviraient de guides. Tous les saints ont vécu de quelques paroles fortes de Dieu.
haut de la page
12  Finalement, cette vertu de charité, à quoi sert-elle?
    A deux choses d'une extrême importance.
La première : à vivre de notre mieux sur cette terre. Essayez d'imaginer seulement un monde où personne n'aimerait personne: ce serait "invivable", ce serait, au sens exact du mot, l'enfer, car l'enfer est précisément un monde sans amour. Donc, la charité, tout imparfaitement vécue qu'elle soit, est le ciment, le lien entre les hommes. Si elle disparaissait totalement, le monde ne pourrait même plus exister. Il s'écroulerait.
haut de la page
13  Et la deuxième?
    La deuxième chose à quoi "sert", si l'on peut dire, la charité, c’est à nous envoyer directement au Paradis. C’est vraiment la "voie royale", et il n'y en a pas d'autre.
haut de la page
14  Comment cela et pourquoi?
    Oh, c'est très simple. Il suffit de revenir à la source: Dieu est Amour. Il a créé l'univers, et spécialement les hommes, pour exprimer et contenter cet amour. Son royaume ne peut que lui ressembler: être rempli d'amour. Celui qui aime de son mieux ressemble à Dieu et, par conséquent, se trouve "à niveau" pour entrer chez Dieu, en Paradis. Celui qui n'a aimé qu'à moitié doit, de quelque manière, être purifié, "mis à niveau". Celui qui a renoncé à aimer, qui est complètement égoïste, "n'est pas apte au Royaume de Dieu".
haut de la page
15  Votre conclusion?
    Ce sera le mot de saint Augustin : "Aime et fais ce que tu veux." Mais "aime" est pris dans son vrai sens. Aimer, c'est donner et se donner, ce n'est pas désirer et prendre. Qui a compris cela a tout compris.
haut de la page
Retour au sommaire