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La Foi en questions |
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LA VERTU DE FOI (3ème partie)
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1   Est-il vrai que la foi seule suffit pour
être sauvé?
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On l'a dit, et ce fut un des thèmes majeurs du protestant Luther, qui s'appuyait
sur des textes de saint Paul. En réalité, il
faut les deux: croire et agir selon sa foi.
C'est le même saint Paul qui le dit dans
Eph. 2/10: après avoir affirmé que la foi
nous sauve, qu'elle est un don de Dieu, il
ajoute : "Car Dieu nous a créés, dans notre
union avec Jésus Christ, pour que nous menions
une vie riche en oeuvres bonnes, ces
oeuvres qu'il a préparées d'avance afin que
nous les pratiquions."
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2 Y a-t-il d'autres textes dans le même sens?
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Oui, en particulier tout l'Evangile qui
nous exhorte à bien agir, et aussi la lettre
de saint Jacques (2/14) qui dit, par ex.:
"Frères, à quoi cela sert-il qu'un homme dise
"J'ai la foi", s'il ne le prouve pas par
ses actes? Cette foi peut-elle le sauver?"
En somme, si la foi est indispensable, elle
doit s'épanouir en une foule de bonnes
actions. Tous les saints, reconnus par l'église
ont été, à la fois des hommes de foi et
des hommes qui ont mis leur foi en pratique.
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3 Un bébé peut-il avoir la foi?
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Oui, comme il a déjà l'intelligence et la
volonté, bien qu'il n'en produise qu'imparfaitement
les actes. Un petit d'honme n'est
pas un petit de chimpanzé. Il a en lui des
puissances de développement énormes, que le
jeune singe ne possède pas. Il en est de même
pour la foi : elle est là, mais non développée.
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4 D'où lui vient cette foi?
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Du sacrement de baptême. C'est là que Dieu
intervient et dépose dans l'âme de l'enfant
"le grand don de la foi" en même temps que
la "ressemblance au Christ" qui en fait déjà
un être sauvé, à tel point que le petit baptisé
qui meurt avant d'avoir eu l'usage de
sa raison entre directement au Ciel.
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5 Et le petit non baptisé?
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Nous ne savons pas quel est son sort. Jésus
a dit : "Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé. Celui qui ne croira pas sera
condamné." Certains mettent en Paradis tous
les enfants morts sans baptême, ce qui amène
à penser que le baptême des petits enfants
ne sert à rien. D'autres pensent que les enfants
morts sans baptême ne connaissent pas
la vie heureuse d'enfants de Dieu, mais un
simple "bonheur naturel", ce qui prive des
multitudes de petits de la vie divine… Nous
ne savons pas.
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6 Alors, que faire?
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Aller au plus sûr. Que la foi des parents
présente au baptême les enfants nouveau-nés.
Qu'elle accepte l'immense cadeau de la vie
divine pour leurs petits. Pourquoi le refuser?
Pourquoi courir ce risque?
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7 Et quand les parents n'ont pas la foi?
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Là, deux cas sont à envisager :
1. Si les parents ont vraiment étudié la
question et, loyalement, ont conclu que le
christianisme est une erreur, ils ne doivent
pas faire baptiser leurs enfants: ils n'ont
pas à faire un geste auquel ils ne croient
pas.
2. Si les parents sont seulement victimes
de l'ambiance actuelle d'indifférence, ils
peuvent encore demander le baptême en pensant
que "la religion, c'est peut-être vrai"
et en s'appuyant sur la foi de l'Eglise. Ensuite,
leur devoir est de favoriser 1'instruction chrétienne de leur enfant, pour que
celui-ci puisse connaître le Christ auquel
le baptême l'a rattaché.
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8 Qu'est-ce que la superstition?
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C'est une déformation, involontaire, mais
tenace, de la vertu de foi. On pourrait dire
qu'elle enlève à Dieu sa liberté, qu'elle
veut le forcer à obéir à des rites humains.
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9 Comment cela?
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Le superstitieux sent qu'il est soumis à
des "forces supérieures", et il essaie de se concilier ou de se soumettre ces forces grâce
à des rites qui mettent la "divinité" à son
service. Il faudra, par ex., réciter telle
prière tel jour, mettre trois cierges, porter
un cordon bénit à tel pèlerinage, etc.
Ces rites viennent du fond des siècles. Ils
ont été vaguement christianisés, mais continuent
de refléter une mentalité "animiste",
qui donne aux choses des pouvoirs qu'elles
n'ont pas.
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10 Le culte des saints, est-ce de la superstition?
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Oui et non. Oui, si l'on remplace Dieu par
des personnages auxquels on donne les pouvoirs de Dieu, spécialement des pouvoirs de
guérison. Non, si l'on demande aux vrais
saints, qui sont des amis de Dieu, de prier
pour nous et pour nos nécessités.
Le concile Vatican II ("Lumen Gentium", n° 50) a rappelé que le culte des saints consiste
surtout à les fréquenter pour les imiter.
C'est une très bonne idée…
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11 Que faire pour ne pas être superstitieux?
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Nous souvenir d'une seule chose: Dieu nous
aime et veut notre bien. Ensuite le prier
avec confiance, de notre mieux, à notre manière,
avec le temps dont nous disposons.
Les bienfaits de Dieu ne sont pas liés à un
geste précis, à une prière bien prononcée,
mais à 1'amour qu'il nous porte et à la confiance
que nous avons en cet amour.
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