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La Foi en questions |
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LE SACREMENT DE MARIAGE (2ème partie)
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1   Comment définir le "bonheur des époux" qui
est le second but du mariage?
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Ce bonheur a au moins deux aspects :
1. Chaque époux doit chercher le bonheur
de l'autre plutôt que le sien.
2. Chacun doit aider l’autre (et aussi
les enfants) à parvenir au bonheur total
et éternel du ciel.
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2 Mais c'est dur!
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Oui. Aimer sans égoïsme et aimer dans la
foi, en pensant que nous sommes destinés à
la vie éternelle, c'est aimer comme le
Christ. C'est pour cela que le mariage est
un sacrement qui nous assure que Dieu nous
viendra en aide.
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3 L'Église indique-t-elle le nombre d'enfants que
doit avoir une famille?
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Non. C'est au couple d'en décider. L'Eglise dit
seulement que les époux doivent vivre dans la
générosité et accepter de transmettre la vie.
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4 Qu'est-ce qui fait donc difficulté?
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Deux nouveautés :
1. Depuis cent ans environ, on sauve beaucoup
plus de bébés. Avant, il en mourait beaucoup
et il fallait de nombreuses naissances pour
maintenir la population qui n'augmentait que lentement.
Aujourd'hui, si chaque couple avait comme
autrefois six ou huit enfants, la surpopulation
serait insupportable.
2. Depuis quelques dizaines d'années, on a
trouvé divers moyens de rendre la femme
stérile. L'Eglise pense que tous ces procédés
ne sont pas de même valeur morale.
Il faut donc, pense l'Église, réduire le
nombre des naissances, mais en employant
des moyens moralement bons.
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5 Quels sont ces moyens?
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L'Église indique la route en disant
1. Que l'acte charnel entre époux doit exprimer
leur amour mutuel et, déjà, l'amour
de l'enfant possible.
2. Que la femme ne doit jamais être réduite
au rôle de simple instrument de plaisir.
3. Que jamais un moyen mécanique ou chimique
(stérilet, pilule) ne doit remplacer la
conscience et la responsabilité.
En conséquence, l’Eglise pense que la seule
manière convenable de maîtriser la fécondité
est d'étudier 1es périodes fécondes et
stériles, et, si l’enfant n'est pas souhaitable,
de n'accomplir l'acte conjugal qu'en période
stérile.
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6 C'est bien difficile.
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Non, pas tellement: c'est humain. Et c'est
équilibrant. C'est en se commandant que
l'homme est vraiment homme.
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7 Est-il vrai que les divorcés sont chassés de
l'Eglise, "excommuniés" ?
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Non. Il faut cependant distinguer deux cas :
1. Les divorcés non remariés - 2. Les divorcés
remariés civilement.
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8 Les divorcés non remariés ?
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Oui. Il arrive que, vraiment, un mariage ne
"marche" pas, que les époux ne peuvent plus
rester ensemble. L'Église admet donc la séparation.
Chaque conjoint, bien sûr, doit s'interroger
sur sa responsabilité dans le désaccord, mais
quand la séparation est accomplie, même par un
divorce civil, souvent nécessaire légalement,
chaque époux est un chrétien normal auquel il
est arrivé un malheur. C'est tout.
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9 Il peut donc, se confesser, communier?
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Oui, comme tout autre chrétien.
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10 Et les divorcés remariés?
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Leur situation est différente.
Le Christ a dit : " Tout homme qui renvoie sa
femme et en épouse une autre est adultère, et
celui qui se marie avec une femme renvoyée par
son mari est adultère'" (Luc, 16/18). il a pardonné
à la femme adultère, mais lui a dit : "Ne
recommence pas" (Jean, 8/ll). Une personne divorcée et remariée est évidemment en situation
de "recommencer", elle ne peut donc pas
recevoir le pardon, ni, par conséquent, la
communion.
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11 Alors, que peut-elle faire?
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Tout le reste : prier, assister à la messe,
à des réunions, bien élever ses enfants, aider
ses voisins, etc., et porter humblement
et avec confiance la peine de sa situation.
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12 Ce sont des conditions bien douloureuses
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L'Église le sent, surtout avec la multiplication
des divorces. Elle réfléchit, cherche
que faire. Elle n'a pas encore trouvé.
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13 Pourquoi y a-t-il tant de divorces?
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Il faudrait des livres pour le dire ! Soulignons
seulement quelques causes :
1. La vie du couple est déchirée par les conditions
actuelles de l'existence: horaires disparates,
travail au loin, rencontre facile d’autres
personnes, relâchement des moeurs...
2. La femme qui travaille. est devenue indépendante
de son mari: si elle le quitte, elle a des
moyens d'existence. Ce n'était pas le cas autrefois.
3. L'idée même du mariage indissoluble est attaquée depuis 200 ans par le divorce. Quand on
s'engage, on n'a plus autant l'impression que
c'est pour toujours, même si, au fond, on le désire.
4. On a grossi l'amour-sentiment au détriment
de l'amour-volonté. On pense que, quand on ne
se sent plus attiré vers son conjoint, on peut et
même on doit se séparer.
5.Enfin, l'enfant, malgré l'"adoration" qu'on
semble lui porter, est moins qu'autrefois le
lien des époux. Il est aimé plus pour la satisfaction qu'il procure que pour lui-même.
S'il souffre, on n'en tient pas assez compte:
que d'enfants sont déchirés par le divorce. Que d'autres sont supprimés par l'avortement.
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14 Quels remèdes?
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Il faut redonner au mariage son caractère
de cellule de base de la société - préparer
chaque jeune à aimer l'autre, et non à s'aimer
à travers l'autre - redécouvrir que la
passion n'est pas l'amour, etc …
Les chrétiens sont spécialement outillés
pour ce travail, car ils ont une doctrine
bien charpentée et très belle sur l'amour et
le mariage.
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15 Est-il vrai que l'Eglise annule des mariages?
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Non. Quand un mariage est célébré et consommé,
c'est-à-dire ratifié par l'acte conjugal, personne,
même pas le pape, ne peut le dissoudre.
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16 Pourtant, il y a des cas...
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Oui, il y a quelques cas où les conjoints peuvent
se séparer et se remarier à l'église. Ils
sont rares et limités.
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17 Quels sont ces cas?
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1. D'abord quand le consentement n'a pas été
libre. Puisque l'un au moins des deux ne voulait
pas se marier, puisqu'on l’a forcé à dire "Oui",
son consentement n'a pas de valeur. Le mariage
n'a jamais existé. Le difficile, c'est de prouver
qu'il y a eu grave contrainte.
2. Quand l'un des conjoints ne veut pas avoir
d'enfant, jamais, et que c'était déjà ainsi au moment
du consentement. L'enfant est un des buts
du mariage. Si l’on écarte l'enfant on ne se marie
pas comme l'Église le veut.
3. Quand, même après un consentement libre et
qui n'exclut pas l'enfant, il est impossible aux époux d'accomplir l'acte conjugal. Quand ce fait
est prouvé, les époux malheureux peuvent se
séparer et prendre un(e) autre conjoint(e).
On le voit, ces divers cas sont rares. Ils doivent
être examinés avec soin par les autorités
religieuses et la décision est prise avec tout le
sérieux nécessaire.
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