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Une Croix glorieuse ?
Étrange fête que celle que la liturgie nous propose ce dimanche ! Interrompant le cycle ordinaire de l’année liturgique A, le 24e dimanche du temps ordinaire tombe le 14 septembre cette année. Et les lois de la liturgie font que le dimanche est obligé de s’effacer devant une fête du Seigneur : la Croix glorieuse ! Mais c’est surtout l’expression « Croix glorieuse » qui paraît étrange, dans la mesure où elle réunit en elle-même deux contraires : la croix instrument de torture, et la gloire signe de joie et de victoire. Comment concilier à la fois gloire que la liturgie de l’Église nous livre comme orientation de cette fête et cet instrument de supplice que saint Paul présente comme « folie pour les païens et scandale pour les juifs » ? La réponse à toutes ces interrogations sur ce paradoxe chrétien se trouve concentrée dans le mot AMOUR : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » C’est dire que nous vénérons la croix comme expression ultime de l’amour de Dieu pour l’humanité, mais aussi en même temps comme preuve et symbole d'un amour élargi aux dimensions de l’humanité, et que nous avons à vivre au quotidien, même au plus fort de nos épreuves. En fait, c’est ce qui définit le vrai disciple : il est appelé à porter sa croix à la suite du maître ! Fêter la Croix glorieuse, c’est prendre une vive conscience de cet amour qui se révèle en celui qui « s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir et à mourir sur une croix » et se résoudre à le suivre sur ce chemin du plus grand amour chaque jour. Quel beau programme au début d'une année pastorale ! Père André-Yves Samékomba
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