ET MOI, ET MOI, ET MOI

         500 millions de petits Chinois … vous connaissez la suite.
        Combien de fois, dans notre journée, sommes-nous porteurs des obscurités et des lumières qui nous entourent ? Nous écoutons les informations le matin : la liste des malheurs, des drames, des péchés de notre monde. Nous marchons dans les rues ou les couloirs du métro et nous sommes témoins des pauvretés, des folies, des aigreurs et tristesses de nos contemporains, nous entendons les pompiers, les ambulances, la police, nous voyons le samu social, le transport de sang. Nous parlons avec nos proches et écoutons leurs soucis, leurs drames, leurs joies et leurs espérances. Nous apprenons des naissances et des décès, des mariages et des divorces, des maladies et des guérisons, des péchés et des vertus. Et, par un réflexe bien humain, trop humain, nous pensons : « les pauvres, les chanceux, et moi et moi et moi… »
        Mais le chrétien n’a pas pour vocation à dire ou à penser : « et moi et moi et moi ». Le chrétien a pour vocation d’être fils et fille du Père dans le monde et de le transformer en prière, de l’illuminer dans la prière, de le convertir dans la prière. Comment ? Rien de plus simple ! Si chaque fois qu’une sirène de pompier hurlait dans notre quartier, tous les habitants priaient – à voix haute ou dans leur cœur - un « Je vous salue Marie », si chaque fois que nous disions une petite phrase du genre « Seigneur prends pitié » ou « Louange à toi Seigneur Jésus » quand nous voyons la tristesse ou la joie du monde, tout cela serait transformé en prière. Alors le Christ qui est lumière, envoyé du Père, éclairerait notre monde par notre prière.

        Mais, allez-vous me dire, on va passer son temps à prier avec ce truc-là ! Euh … oui ! C’est tout le mal que je vous souhaite ….
Père Pierre Vivarès