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Mémoire de paix
A la demande du maire de Paris, comme chaque année, nous sonnerons les cloches ce 11 novembre à 11 heures. Peu d’entre nous se rappellent encore de la Grande Guerre mais les millions de morts de cette guerre et de toutes les autres ne peuvent nous laisser indifférents. L’hommage que nous leur devons aujourd’hui, eu égard au sacrifice de leur vie pour la défense de la nation, est identiquement l’effort pour la paix entre les peuples auxquels nous devons constamment travailler. Un beau chemin d’unité en Europe a été réalisé depuis ce 11 novembre 1918 mais dans beaucoup de pays, encore aujourd’hui, des frontières sont dressées contre l’autre, prêtes à être franchies pour envahir, dominer, faire plier ou piller. Nous pouvons être fiers que l’œuvre d’unité européenne ait été accomplie par des personnalités ouvertement chrétiennes. Le monde n’est aujourd’hui plus le même mais les chrétiens sont toujours invités à œuvrer pour cette unité entre les peuples. Cette unité ne peut se faire désormais que dans une perspective mondiale dont les ressorts sont avant tout économiques et fondés sur le partage des richesses. Un homme qui meurt de faim est un scandale et la guerre sera le fruit de ces scandales de richesses et de pauvretés sur un même continent. Car le péché engendre le péché. Rendons hommage aux morts des guerres en prenant les moyens que celles-ci n’arrivent plus. Père Pierre Vivarès
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