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LES TALAS
A l’Ecole Normale Supérieure, il y avait les « talas » et les autres. Les « talas » étaient ceux qui « von – tàla – messe ». Le fait d’appuyer ainsi la liaison n’est pas si idiot, ou moqueur. Car aller à la messe, comme on dit, est un chemin, une dynamique, alors que cette démarche est souvent perçue comme une attitude statique, habituelle voire routinière. Si tel était le cas, il n’y aurait effectivement aucune raison d’y aller, et bon nombre de chrétiens qui se déclarent tels considèrent qu’il n’est pas utile ou nécessaire de pratiquer. Mais l’Eucharistie est un chemin de vie, une oasis qui nous désaltère au moins chaque semaine dans la marche de notre existence. Et si on ne se désaltère pas à cette source, on va en chercher d’autres. Moins pures, moins claires, moins désaltérantes. On peut les appeler grasses matinées, sueurs collectives au foot, shopping effréné, jardinage chez grand-mère ou DVD-land. Autant de choses très agréables mais vous désaltèrent-elles totalement, donnent-elles un sens à votre vie et vous font-elles entrer en communion avec Dieu lui-même et toute l’humanité ? Ce dynamisme de l’Eucharistie, nous ne le découvrons qu’en la fréquentant, par notre fidélité. Posons la fidélité des « Talas » et nous aurons la Joie du chrétien. Père Pierre VIVARÈS
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