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LA VIE DEVANT SOI…
Deux événements dans ce passage de la résurrection de Lazare ouvrent le chemin. Le premier, c’est le refus manifesté par Jésus de se rendre chez son ami Lazare qui est malade. Comme s’il ne voulait pas le guérir. Si l’on y réfléchit être guéri, c’est redevenir ce que l’on était avant d’être malade. Or Jésus n’est pas un restaurateur de tableaux ou réparateur de porcelaine, il fait naître, il crée un nouveau jour, il invente une nouvelle vie. Le second événement est la fin du texte « Jésus leur dit : « déliez-le et laissez-le aller ». Lazare ne sort pas seulement de la mort, il en sort libre (déliez-le) et capable de marcher (laissez-le aller). Il ne s’agit pas seulement de ressusciter les apparences… Il est temps de « ressusciter » nos frères. Il est urgent de les appeler à se lever, à sortir de leurs tombeaux, de la prison de leur existence. Mais cela ne suffira pas ! Il faudra encore leur ouvrir la liberté et le goût de marcher leur vie. La résurrection de Jésus n’est pas une aumône, ce n’est pas une pitié, c’est un nouveau matin, celui de la vie devant soi. Père Christian CLAVÉ
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