DIEU, L’HOMME ET LA NATURE

Le Maître de la Vigne change les serviteurs indignes par d’autres qui sauront s’en occuper avec zèle. C’est aussi une image de Dieu qui a confié sa Création aux hommes pour qu’ils achèvent de l’embellir.

Quand il rapporte la Création à Dieu, l’homme comprend qu’il n’en est que le serviteur et qu’en aucun cas, il ne peut l’asservir. Quand il se coupe de Dieu il se fabrique irrémédiablement des idoles dont la première est le Profit et l’Argent. On connaît le résultat. Notre Terre souffre et le déséquilibre occasionné par l’exploitation abusive de ses richesses va rapidement se retourner contre nous.

Nul ne peut dire encore si la multiplication des ouragans actuels est due à un réchauffement de la planète. Le fait qu’ils touchent les Etats-Unis qui refusent de réviser leur comportement, réjouit ceux qui croient à la justice immanente et y voient une punition divine.

Je ne suis pas de ceux-là.

Utiliser Dieu comme Père Fouettard me rappelle ces parents incapables de maîtriser leur progéniture et qui lançaient à mon arrivée chez eux : « Si tu n’es pas sage, le Docteur va te faire une piqûre ». Jamais je n’ai fait ni voulu faire une piqûre à un enfant en dehors d’une nécessité absolue pour sa santé.

C’est ignorer Dieu (le Dieu de Jésus-Christ) que de lui prêter des intentions belliqueuses et vengeresses. Non, je crois plutôt, en l’occurrence, à la très belle et très juste formule du Professeur LEJEUNE :

« Dieu pardonne toujours,
L’Homme pardonne quelquefois,
La Nature ne pardonne jamais ».

Père Michel AUPETIT