|
HABEMUS PAPAM
Nous avons un pape : Benoît XVI. Au-delà des discussions de salon ou des irritations journalistiques, nous avons, nous chrétiens, à rendre grâce à Dieu et à Dieu seul. Les tractations et complots secrets, dont sont friands nos contemporains, n'auront finalement pas eu lieu puisque, très rapidement, le consensus (> 70%) s'est fait sur son nom. Si l'élection s'entoure de discrétion, c'est pour préserver l'universalité de l'Eglise dans son représentant qui devient le pape de tous les catholiques (y compris de ceux qui ne l'ont pas choisi et dont le vote reste secret). Chacun peut connaître le fonctionnement et le droit de l'Eglise (le code de droit canon est en vente libre), assister à une messe dont on peut connaître le sens si on s'en donne la peine, accéder aux Saintes Ecritures traduites dans toutes les langues. L'ésotérisme et l'élitisme initiatique ne sont donc pas le mode de fonctionnement du catholicisme. Que dire de cet homme ? Il a l'âge et la réputation de Jean XXIII lors de son élection, ce pape "vieillissant et conservateur" qui assurait la "transition" et qui a bouleversé l'Eglise en ouvrant le concile Vatican II. Nous nous sommes retrouvés avec un petit groupe d'allemands entourant le Cardinal Ratzinger. A la fin de la messe, ce dernier est venu jusqu'à nous, petits séminaristes parisiens en goguette, et nous a parlé dans un français impeccable de notre pays avec une simplicité et une délicatesse rares. Ayons, nous aussi, le cœur simple et, loin des circonlocutions médiatiques, croyons à l'œuvre de Dieu pour notre temps et faisons confiance à nos cardinaux qui ont voté en affirmant qu'ils en "rendraient compte devant Dieu". Père Michel AUPETIT
|